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Le plus beau métier du monde

27 avril 2015 - 19:32

Comment vit-on une finale de Coupe de France sans être impliqué et as-tu profité de ce week-end sans compétition ?

Je n’avais pas forcément une équipe à soutenir mais j’aime regarder du hand, donc évidemment j’ai suivi cette finale. La semaine a été éprouvante avec deux entraînements quotidiens de lundi à jeudi. Le coach nous a ensuite offert trois jours de repos. C’est rare de pouvoir souffler avant une semaine internationale.


Affronter la Macédoine dimanche à Toulouse doit être particulièrement excitant ?

Jouer en France devant son public est toujours un moment particulier avec une ambiance vraiment géniale. Après sept années à Toulouse, le public me connaît bien et ce sera un plaisir supplémentaire même si je serai très concentré pendant le match. Les places se sont très vite vendues et j’ai bien fait d’en acheter quelques-unes car je savais que j’aurais plus de demandes que d’habitude.


Comment abordez-vous ce premier match mercredi face à la Macédoine, une équipe que vous avez largement dominée à Nantes début janvier ?

Je n’ai jamais joué à Skopje mais je sais que l’ambiance est toujours très chaude. Alors on se méfie car la Macédoine joue bien au handball. Ces qualifications sont aussi des matches de travail pour préparer le prochain Euro puis les J.O. : il faut profiter de chaque moment ensemble pour travailler.


Le retour de Luc ABALO conjuguée à la présence de Xavier BARACHET génèrent-ils une petite pointe d’inquiétude chez toi ?

J’ai joué ailier au Qatar et arrière l’an passé à l’Euro, j’ai prouvé ma polyvalence. Je ne suis pas inquiet : que je joue 5 ou 50 minutes, je ferai tout pour aider l’équipe. La hiérarchie est instaurée et Luc est évidemment le n°1 au poste d’ailier droit. Xavier est également le titulaire au poste d’arrière droit. J’aurai peut-être moins de temps de jeu mais je pourrai rentrer pour faire souffler l’un ou l’autre, ou apporter de nouvelles solutions.


À 24 ans, tu est déjà champion du monde et d’Europe : ton coéquipier à Toulouse et capitaine de l’équipe de France Jérôme FERNANDEZ te fait-il prendre conscience que tu exerces le plus beau métier du monde ?

Bien sûr, c’est fabuleux d’avoir déjà un tel palmarès mais je crois qu’en réalité je ne réalise pas vraiment. Jérôme ne le dit pas mais je sais déjà que c’est le plus beau métier du monde… Il suffit de le regarder : il arrive toujours à l’entraînement avec le sourire et il est aussi performant en compétition. Il respire le handball.


Comment expliques-tu le parcours chaotique du Fenix Toulouse cette saison ?

C’est ma 7e année à Toulouse et dès le début de la préparation l’été passé je savais que la saison serait compliquée. 5e la saison précédente, tout le monde nous disait qu’avec la même équipe on connaîtrait une saison identique. Mais sans nouveaux joueurs, il n’y a plus d’effet de surprise et dès qu’on a commencé à plonger, on a constaté des changements d’attitudes jamais vus jusqu’à lors avec des gars qui ont commencé à s’énerver. Voilà, malgré notre Finale de la Coupe de la Ligue, la saison est difficile.


Si tu as signé à Montpellier à partir de 2016, quand rejoindras-tu le club héraultais ?

Il y a eu des discussions pour rejoindre Montpellier dès cet été. Comme cela n’aboutissait pas, j’ai tranché et j’ai décidé de rester à Toulouse la saison prochaine. Cela commençait à me trotter beaucoup trop dans la tête au point que je dormais mal. J’ai pesé le pour le contre et le fait que les J.O. approchent je pense que c’est plus sage de ne pas tout précipiter. En sept saisons je n’ai rien gagné avec Toulouse mais j’ai engrangé du temps de jeu et j’ai disputé de nombreux matches sous pression, notamment pour le maintien. Ces situations difficiles forgent aussi le caractère.


À seulement 24 ans, est-ce prématuré de songer à son avenir ?

Le Handball, c’est toute ma vie et j’espère jouer encore une dizaine d’années. Je réfléchis parfois à mon avenir et pourquoi pas entraîner.


D’où vient ton surnom Tintin ?

Ce n’est plus vraiment mon surnom (rires). Il date de la période où j’étais gamin au HBC Toury. C’était lié à mon look : j’étais une petite tête blonde. Ce sont surtout mes copains de l’époque qui m’appellent encore ainsi.


Quand tu retournes à Toury, tes potes ne sont-ils pas trop admiratifs devant une star du handball ?

Je me considère pas comme une star. Mon père est un ancien international de hockey sur gazon et j’ai été élevé dans une famille où on m’a enseigné des valeurs d’humilité, de partage et de respect. Je suis très attaché à mes débuts à Toury où j’ai connu mes premiers matches, mes premières peines aussi. Je porte d’ailleurs le n°28, celui du département et l’Eure-et-Loir.


Le 21 juin tu effectueras une pige spéciale pour le HBC Toury ?

C’est une idée du président du club qui organise un grand tournoi sur herbe, le « Tournoi Valentin Porte ». La veille au soir nous disputerons un match de gala avec mes coéquipiers des -14 contre l’équipe actuelle du club. Le 21 juin, c’est aussi la fête de la musique et le club a prévu des groupes de musique : ce sera une belle fête du handball. Je vais retrouver mes potes que je vois trop peu et je vais aussi retourner dans le collège où j’avais passé le Brevet. Je vais discuter avec les élèves, j’adore ça. 

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